Gazon Savard Inc.: Une véritable entreprise familiale du Saguenay qui a la passion de tout entreprendre

Gazon Savard inc. répond vraiment à tous les critères d’une véritable entreprise familiale. En effet, sur un total de 100 employés, l’entreprise compte aujourd’hui pas moins de 20 membres de la famille Savard, étalés sur deux générations. 
 À l’origine, les Savard, l’une des vieilles familles du Saguenay, sont des cultivateurs bien enracinés dans leur région. Leur père, Marcellin, a exploité une ferme laitière qu’il a lui-même héritée de son père William Savard. Au milieu des années 1950, une nouvelle mode apparaît dans la région : les gens s’achètent de la pelouse, du jamais vu ! Marcellin se lance dans la production de gazon sur la ferme, car il dispose de terres d’une superficie très appréciable. À l’époque, leur premier client fut l’école Dominique-Racine. 
 « Mes frères et moi, on s’est joints tour à tour à mon père dès qu’on était en âge de travailler », se rappelle Jules Savard, l’aîné de la famille à 67 ans.
 C’est en 1968 que Gabriel Savard achète la division de production de gazon, à laquelle son frère Langis s’associe le premier, jusqu’à la création de Gazon Savard inc. en 1987 avec les cinq frères actionnaires (Jules, Carol, Gabriel, Vital et Langis). 
L’entreprise compte aujourd’hui 5 divisions : la culture des céréales, la production de gazon, le centre de compostage, le déboisement et l’aménagement, et le béton.
(De g. à dr.) Michel Charest, représentant, comptes majeurs d’Équipement SMS (ancien représentant SMS auprès de Gazon Savard), Carol Savard, Langis Savard et le représentant actuel de SMS, Pascal Charest.

Un grand atout : la diversification

Gazon Savard doit notamment sa réussite à la diversification de ses activités. Parmi celles-ci, 
la production de gazon, la vente de terre en 
vrac et de terre tamisée, le déneigement pour 
la Municipalité de Chicoutimi, l’aménagement de frayères pour le ministère des Ressources naturelles, le déboisement et l’aménagement de sites (hydroélectricité, villégiature, loisirs, etc.), la construction d’emprises hydroélectriques et la voirie forestière.
 « Notre famille possède plus de 2 000 acres de terre et quelques carrières à l’usage des travaux de l’entreprise », souligne Carol Savard.
 En 2005, le groupe fait l’acquisition de Béton Dunbrick, qui s’apprêtait à fermer ses portes faute de relève. L’usine fabriquait et continue d’offrir des fosses septiques en béton, des jerseys de signalisation de 1,5 mètre (5 pi) et 3 mètres (10 pi), des bases de lampadaires et du mobilier urbain, sans compter la fabrication de descentes de bateau qu’ils installent avec leurs excavatrices Komatsu. Très tôt, Jules Savard fait construire une nouvelle usine afin de réaliser de plus grosses productions, par exemple les pièces de béton armé de 40 tonnes pour le ministère des Transports. L’usine produit de 1 000 à 1 200 jerseys par année.
 Parmi ses nombreuses réalisations, Gazon Savard a participé à la construction d’un site d’observation du fleuve Saint-Laurent au 
Cap-à-l’Orignal en Gaspésie, à l’installation de glissières à Manic 2 et à Manic 5, ainsi qu’à La Baie, de même qu’à l’aménagement d’un terrain de camping à Rivière-Éternité. 
En fait, leur passion et leur esprit d’entrepreneur ne se tarissent jamais : ils sont prêts à tout entreprendre 

Virage environnemental : première étape, le compostage

 Les Savard sont reconnus comme des pionniers en matière de traitement des boues usées et de compostage dans la région. 
 Au départ, Alain Lalumière, de la Ville de Jonquière, et Langis Savard mettent au point 
une méthode de traitement des boues usées 
qu’ils introduisent pour la première fois dans la municipalité. 
 De là, se développe un véritable centre de compostage de A à Z, incluant la réception et le stockage des résidus, la manutention et la mise en andins du matériel, et les importantes étapes d’aération. Au terme de la période de fermentation et de dégradation naturelle, le compost ainsi produit est principalement utilisé dans les exploitations agricoles de la famille et une bonne part est vendue à des utilisateurs externes. 
 « Nous recueillons et traitons les résidus d’écorçage et les copeaux des usines forestières, les feuilles ramassées par les municipalités, les surplus des gros producteurs de pommes de terre de la région et les fruits et légumes des supermarchés », mentionne Langis Savard.

À chacun son rôle… mais dans une solidarité totale

Carol Savard, 63 ans, est responsable du parc d’équipement, de la répartition, de l’entretien et de la main-d’œuvre d’exploitation. Son principal défi est de maintenir les machines à l’ouvrage. 
 « L’entreprise assume l’entretien régulier de tout son équipement, dit-il, et fait appel aux techniciens d’Équipement SMS pour guider ses mécanos pour les travaux de réparation ou de garantie dans leurs propres ateliers. Les nouvelles technologies et les systèmes anti-pollution nécessitent une formation continue des employés, tout comme chez les distributeurs. » 
 Jules Savard, quant à lui, est le directeur général de Béton Dunbrick, succursale qui se consacre 
à la fabrication de béton. « Je suis très bien entouré par un personnel qualifié », précise-t-il. Il conserve néanmoins la direction des services de commercialisation et de la gestion du personnel de Gazon Savard.
 Luc Savard, 48 ans, est responsable de toutes les activités qui ont trait à l’environnement, soit la division gazon, sa production et sa distribution, et la division compostage. De plus, il coordonne toutes les opérations de transport, qu’il s’agisse de déplacer de la machinerie vers les différents chantiers de la province de Québec, de ramasser des matières premières et du matériel, de livrer des produits, etc.
 Langis Savard, 58 ans, est quant à lui responsable de la division déboisement, dont 
il assure à la fois le développement d’affaires et les opérations. Les activités de déboisement ont débuté en 1994 avec une débusqueuse Timberjack 450 et deux excavatrices Komatsu PC200LC-6 dans le cadre d’un projet de déboisement au Lac Robinson, dans la Basse-Côte-Nord.
 Les mandats de déboisement peuvent consister en l’installation d’emprises hydroélectriques ou la préparation de chantiers de construction de routes, de nouvelles voies de pénétration en voirie forestière, de terrains de villégiature ou de loisir, etc. Évidemment, ce type d’activité peut amener sa main-d’œuvre à travailler sur un vaste territoire tel que le Saguenay – Lac-Saint-Jean.
 Gabriel Savard, 65 ans, est directeur de tous les chantiers de construction, du début à la livraison. C’est donc dire qu’il supervise les devis, participe à la négociation des méthodes et des coûts 
avec les clients, assure la liaison avec l’équipe d’ingénierie ou d’architecture et, enfin, dirige l’exécution des travaux. 
 Quant aux sœurs Claudette et Marjolaine Savard, elles sont respectivement directrice de la gestion du personnel et du service de la paie, et contrôleure et directrice de l’administration.

Confiance et respect

D’entrée de jeu, ils font confiance à leurs partenaires d’affaires. Ainsi, ils donnent toute la latitude voulue à ceux qui travaillent pour eux, ils sont ouverts aux suggestions et encouragent les gens à essayer de nouvelles façons d’améliorer leur travail. « On traite les gens avec respect », disent-ils à l’unisson. 
 Les frères Savard sont très fiers de leur structure familiale unique : « On a toujours du plaisir à travailler ensemble, l’environnement de travail est agréable et positif, et les gens aiment venir travailler chez nous », affirment-ils.

Komatsu, SMS et Gazon Savard

On dénombre au-delà de 65 pièces d’équipement, incluant les camions et remorques, dont la plupart sont des Komatsu, tous achetés auprès d’Équipement Fédéral (devenue depuis Équipement SMS).
 Gazon Savard compte également onze excavatrices (deux PC300LC-8, une PC490LC-10, une PC390HD-10, deux PC360LC-10, trois PC210LC-10, deux PC 220LC-8), de même que sept chargeurs sur roues (un WA480-6, deux WA430-6, deux WA380-5 et deux WA250-5) et quatre bouteurs sur chenilles (deux D51P-21, un D61EX-15 et un D39PX-22).
 Évoluant dans la même région de Chicoutimi, Michel Charest et la famille Savard se connaissent depuis des années, puisqu’ils ont commencé à faire affaire ensemble au début des années 1970. M. Charest, maintenant directeur des comptes majeurs chez Équipement SMS, a récemment passé le flambeau à son fils, Pascal Charest, mais il demeure très près de ce partenaire d’affaires de longue date. « Notre relation d’affaires avec la famille Savard a toujours été un partenariat 
gagnant-gagnant, assure-t-il. Ce sont des gens fidèles, des gens de parole, avec qui on trouve toujours un terrain d’entente ».
 Et Jules Savard d’ajouter : « On a toujours eu du plaisir à travailler ensemble. On apprécie beaucoup le niveau de service d’Équipement SMS. D’ailleurs, de nos jours, les machines se ressemblent toutes au niveau technologique. C’est le service qui fait la différence. Pour nous, Michel a toujours vu à ce que les problèmes se règlent. »
 Michel Charest nous décrit son expérience : 
« J’ai côtoyé plusieurs types de gestionnaires au cours de mes 30 années de carrière. Toutefois, je dois avouer que chez Gazon Savard, ça ne se passait pas comme ailleurs. Quand je travaillais sur une transaction, je présentais mon offre tantôt à l’un des partenaires, tantôt à l’autre, et je ne savais jamais à qui revenait la décision. Et une fois la décision prise, je n’ai jamais non plus été témoin du moindre désaccord ». Et les frères de confirmer unanimement : « Eh oui, nous sommes tous égaux ». 

L’avenir de l’entreprise

L’esprit de famille règne évidemment en maître chez Gazon Savard : tous croient à une évolution pondérée et partagent une même vision. L’agriculture continuera de représenter une part importante des activités, car l’entreprise vend ses céréales sur le marché mondial.
 D’ailleurs, selon les frères Savard, le principal moteur de développement et de croissance 
de l’entreprise pour les dix prochaines années reposera largement sur les technologies, les méthodes et les processus liés à l’environnement, et de façon générale « à la terre ». Ils soulignent la précieuse contribution professionnelle de Marcelle Tremblay, une visionnaire passionnée en matière d’environnement, qui supporte leur visée pour l’avenir.
 Mais, au final, quels que soient les nouveaux projets et les nouvelles orientations, qui 
ne manqueront pas de se présenter pour l’entreprise, le principal atout des frères Savard demeurera toujours le respect. Comme ils nous le décrivent tout naturellement : « Nous nous respectons et nous respectons les gens qui travaillent avec nous ».